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Tunis : 25 avril 2008, L’Afrique ne peut espérer réaliser son développement et peser dans les échanges économiques mondiaux que par son unification, a déclaré vendredi à Tunis, l’ancien président de la Banque mondiale (BM), James Wolfenshon, invité du cycle des conférenciers émérites de la Banque africaine de développement (BAD).

«Vous avez aujourd’hui 53 Etats, 53 présidents, 53 ministres des Finances. Les pays ont des différences économiques, géographiques et historiques importantes. Vous devez modifier cette architecture trop lourde», a-t-il dit, en introduisant sa conférence intitulée «La place de l’Afrique dans un monde globalisé : Partenariats pour réussir».

M. Wolfenshon a également souligné le faible poids des 53 pays africains dans l’économie internationale tout en rappelant que le continent représente 1/5 de la population mondiale.

(Palais des Nations-Unies)- Face aux citoyens ordinaires du monde Ban Ki Moon a déclaré, les yeux dans les yeux, « la Communauté internationale savait ». « Les Etats auraient dû nous écouter et réagir plutôt ». Ban Ki Moon l’a affirmé, le mardi 29, dans l’enceinte de la Salle des Assemblées, pleine à craquer, et qui recevait pour la première fois les véritables membres des Nations-Unies : les peuples.

Le public pouvait ainsi, sans tabou, interpeller le premier diplomate de la planète. Un exercice transparent et unique qui a permis à Ban Ki Moon de démontrer ses qualités techniques et ses capacités de leader efficace et humble. Avant-hier, à Berne, Ban Ki Moon avait réuni les chefs d’agence de l’ONU et des institutions financières internationales. Cette rencontre avec le public entre dans le cadre d’un cycle de conférences publiques co-organisé par le siège onusien à Genève et l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (Unitar).

Ce « rendez-vous mondial de Genève », comme dira la ministre des Affaires étrangères suisse, fut un moment de vérités. L’ONU avait prévenu les Etats, il y a trois ans, a déclaré Ban Ki Moon. Les Etats ont donc failli à répondre à une crise annoncée. Certes, les responsabilités de cette crise sont multiples comme le rappelle le Coréen : « essor du prix du pétrole, mauvaise politique commerciale, mauvaise pluviométrie, augmentation du prix des denrées alimentaires due à la spéculation etc ». Le prix du riz est passé de 400 dollars la tonne à 1000 dollars, a dit Ban Ki Moon. Même en Europe et aux Etats-Unis, les gens grognent. « Pensez à ceux qui n’ont que 1 dollar par jour » pour vivre a lancé Ban Ki Moon à son auditoire.

Le nombre de personnes souffrant de sous-alimentation augmentera de 16 millions chaque fois que le prix réel des aliments de base augmentera de 1%. Cela signifie que d’ici à 2025, 1,2 milliard de personnes connaîtront la faim, pouvait on lire le 22 août 2007 dans une note de Ban Ki Moon aux Etats-membres des Nations-Unies. Il s’agissait du rapport soumis à l’assemblée générale par Jean Ziegler, alors rapporteur de l’ONU pour le Droit à l’alimentation. Le rapporteur citait les prévisions de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires. Ce centre d’étude et d’analyse réputé, annonce une augmentation de 20% du prix du maïs sur le marché international d’ici à 2010 et de 41% d’ici à 2020. Les prix des oléagineux, en particulier du soja et des graines de tournesol, pourraient augmenter de 26% d’ici à 2010 et de 76% avant 2020 et ceux du blé de 11% puis de 30 % et jusqu'à 135% d’ici à 2020. En février 2007, le Mexique a connu des émeutes suite à l’augmentation, en janvier, du prix de la tortilla, tirée du maïs, de plus de 400%, touchant gravement les populations les plus démunies pour lesquelles cet aliment de base représente jusqu’à 45% des dépenses familiales. Tous les pays en développement importateurs nets d’aliments de base font donc face à de graves risques.

Face à cette crise de niveau mondial, le PAM recommande un retour à l’agriculture et se dit prêt à soutenir les pays qui s’engageront dans cette voie. A court terme, l’organisation onusienne a lancé des filets de sécurité sociale, surtout pour les plus fragiles : les enfants, les mères enceintes et allaitantes. En collaboration avec l’UNICEF, le PAM veut garder les enfants à l’école. L’organisation nourrit plus de 20 millions d’enfants dans les écoles des pays pauvres.

Mme Berthiaume, le PAM a déclaré vendredi que la hausse des prix constitue son plus grand défi durant ces 40 dernières années. Peut-on en savoir les raisons ?

« L’augmentation vertigineuse des prix des céréales ainsi que du pétrole a un impact considérable sur deux aspects particuliers de la mission du PAM. D’abord, un impact financier important sur les activités du PAM qui vient en aide à 73 millions de personnes, parmi les plus vulnérables au monde : des réfugiés, des personnes déplacées par la guerre ou par les catastrophes naturelles, qui vivent dans des camps et dépendent de l’aide alimentaire du PAM pour survivre. En raison de l’envolée des prix, les coûts du PAM destinés à l’achat et au transport des secours alimentaires ont augmenté de 55% depuis juin dernier. Le PAM a dû réévaluer à la hausse son budget initialement prévu pour 2008 et demander un surplus de 756 millions de dollars.

Le Président tunisien Zine El Abidine Ben Ali invite les pays nantis de la richesse pétrolière à prélever un dollar par baril pour soutenir le Fonds Mondial de Solidarité. Le Président tunisien a lancé cet appel, lundi 28 avril à Tunis, lors d’un discours prononcé à l’occasion du dîner offert en l’honneur du Président français, M. Nicolas Sarkozy, en visite d’Etat en Tunisie, selon un communiqué de presse de l’ATCE (agence tunisienne de communication extérieure).

Le Chef de l’Etat tunisien a exhorté les pays riches producteurs de pétrole à contribuer à l’effort mondial de solidarité pour réduire la menace d’un retour à des risques de famine dans les pays les plus pauvres de la planète. Une aggravation du phénomène de marginalisation et d’exclusion porte atteinte à la dignité de l’homme et menace son existence dans de nombreuses régions, sans compter les conséquences des guerres et des conflits dévastateurs, ainsi que des calamités naturelles qui sont difficiles à prévoir.