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(Palais des Nations-Unies)- Face aux citoyens ordinaires du monde Ban Ki Moon a déclaré, les yeux dans les yeux, « la Communauté internationale savait ». « Les Etats auraient dû nous écouter et réagir plutôt ». Ban Ki Moon l’a affirmé, le mardi 29, dans l’enceinte de la Salle des Assemblées, pleine à craquer, et qui recevait pour la première fois les véritables membres des Nations-Unies : les peuples.

Le public pouvait ainsi, sans tabou, interpeller le premier diplomate de la planète. Un exercice transparent et unique qui a permis à Ban Ki Moon de démontrer ses qualités techniques et ses capacités de leader efficace et humble. Avant-hier, à Berne, Ban Ki Moon avait réuni les chefs d’agence de l’ONU et des institutions financières internationales. Cette rencontre avec le public entre dans le cadre d’un cycle de conférences publiques co-organisé par le siège onusien à Genève et l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (Unitar).

Ce « rendez-vous mondial de Genève », comme dira la ministre des Affaires étrangères suisse, fut un moment de vérités. L’ONU avait prévenu les Etats, il y a trois ans, a déclaré Ban Ki Moon. Les Etats ont donc failli à répondre à une crise annoncée. Certes, les responsabilités de cette crise sont multiples comme le rappelle le Coréen : « essor du prix du pétrole, mauvaise politique commerciale, mauvaise pluviométrie, augmentation du prix des denrées alimentaires due à la spéculation etc ». Le prix du riz est passé de 400 dollars la tonne à 1000 dollars, a dit Ban Ki Moon. Même en Europe et aux Etats-Unis, les gens grognent. « Pensez à ceux qui n’ont que 1 dollar par jour » pour vivre a lancé Ban Ki Moon à son auditoire.

Plaidoyer en faveur de l’Afrique

Nous évoquons la menace de la faim car il faut agir de toute urgence et avec fermeté. Il faut nourrir ceux qui ont faim. Nous demandons le financement des 755 millions de dollars dont le PAM a besoin. Il faut nourrir les fermiers de la vallée du Rift au Kenya, et leur donner l’appui nécessaire. Au Liberia, on ne peut plus acheter un sac de riz en entier. « Souvenez-vous que ce pays sort d’une crise ». « Au Burkina, le Président m’a dit que les gens avaient désespérément besoin d’aide. ». Il confiera au public ce que lui a chuchoté un Haut fonctionnaire : « La crise alimentaire est une menace qui dépasse de loin le terrorisme ». La FAO a besoin de 1,7 milliard de dollars pour pousser la production agricole. Pour faire face à la crise, la Banque Mondiale envisage, informe Ban Ki Moon de mettre un financement plus rapide pour les pays les plus pauvres et un mécanisme plus flexible pour d’autres. Ban Ki Moon a plaidé, en outre, à court, long et moyen terme pour une coopération internationale efficace afin d’aider les personnes les plus vulnérables, pour informer les Etats, chercher l’assistance, réunir la capacité technique de manière à aider les gouvernements à développer leurs capacités agricoles, d’agir dans l’immédiat pour remédier aux subventions agricoles, d’appuyer la balance des paiements des pays les plus touchés et réexaminer les subventions aux biocarburants.

« L’Afrique doit faire sa révolution verte »

Ban Ki Moon a reconnu les efforts des présidents Blaise Campaoré et Laurent Gbagbo, qui mènent une lutte pour faire face au changement climatique dans leur pays respectif. « L’Afrique est tout sauf un continent perdu » dira-t-il. Les gouvernements relèvent des défis dans d’autres domaines. C’est un continent qui enregistre une croissance économique de 6%. « Je pense à la richesse de ce continent et à la bravoure de sa population ». Mais pour Ban Ki Moon, « l’Afrique doit faire sa révolution verte ». Il a annoncé dans ce sens la coopération du Fonds monétaire international. « Nous avons les moyens et les techniques pour faire face à la crise » soutient le secrétaire général. Le Coréen a profité de cette conférence qui est une première pour renouveler son invitation aux dirigeants du monde entier en les conviant à la conférence de haut niveau pour la sécurité alimentaire prévue à Rome le 5 juin prochain. Si la Corée s’en est sortie, les pays d’Afrique peuvent faire autant, justifiera –t-il. A l’endroit des pays riches et de leurs citoyens, Ban a lancé au nom de la solidarité entre les peuples : « Faisons preuve de générosité. Ayons le courage d’honorer les promesses que nous avons faites. Nous pouvons parvenir à atteindre les ODM. En tant que secrétaire général, je ferai de mon mieux. Mais seul, je le dis humblement, je ne peux rien faire. J’ai besoin de vous »

Par El Hadji Gorgui Wade NDOYE