Ont collaboré à ce numéro

 Am. Coly Seck
 Amb. Coy Seck
 Anne Cécile ROBERT
 ARCIV- UCAD
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 L’Organisation mondiale de la Santé tient son assemblée générale, en ligne, du 24 mai au 1er juin 2021. Face à la pandémie COVID-19 « qui a provoqué un tsunami de souffrances », selon les termes du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, l’urgente nécessité de réformer l’Oms « doit être le cœur, la boussole de notre santé globale » a estimé Emmanuel Macron, le président français. « La priorité doit être de permettre au monde de répondre aux menaces pandémiques le plus rapidement possible », selon Angela Merkel, Chancelière allemande. La Confédération suisse, pays hôte, par la voix d’Alain Berset, Conseiller fédéral (Ministre) en charge de la Santé, a proposé une méthodologie basée sur un diagnostic profond de l’état de la santé mondiale.   

 Dr. Ibrahima Socé Fall, Médecin Colonel, Directeur général adjoint de l'organisation mondiale de la santé (OMS) en charge de la réponse aux urgences, fait le bilan mondial de la pandémie Covid19, et rassure sur l’utilisation des vaccins. 

Après plus d’un an, quelle est la situation de la pandémie au niveau mondial?

 

« Nous sommes toujours dans une phase très active de cette pandémie. Cela fait 10 semaines consécutives que l’incidence des nouveaux cas augmente au niveau mondial et le record de cas été enregistré la semaine passée avec 5,7 millions de cas. Nous avons dépassé les 154 millions de cas et plus de 3,2 millions de décès et ces chiffres ne tiennent pas compte des cas probables non testés. La pandémie nous a encore rappelé que l’épidémiologie ne se résume pas aux modèles mathématiques et aux analyses quantitatives. L’épidémiologie est une science complexe qui a beaucoup évolué et qui combine la biostatistique, la surveillance et l’investigation de terrain, la médecine clinique, les sciences biomédicales les sciences sociales, et des interventions de terrain etc. Quand on ne maîtrise pas le réservoir de virus et l’interaction dans les deux sens entre le réservoir animal et l’être humain, le comportement du virus en passant la barrière des espèces, on ne peut rien prédire.  Le virus circule chez beaucoup d’animaux tels que les visons, les gorilles, les chats et chiens domestiques, et les grands félins en captivité. Cette circulation animale augmente les risques de mutation et d’émergence de variants à problème. La modélisation permet seulement de définir des scénarii de planification mais n’est pas destiné au grand public, c’est une communication de risque appropriée qu’il faut pour le grand public et un engagement communautaire. Même à l’échelle d’un pays on peut noter plusieurs épidémies d’où l’intérêt d’une vraie décentralisation des opérations avec des équipes de districts autonomes en termes d’investigation, d’analyse épidémiologique et de riposte. L’apparition de tous ces « variants à problème » et surtout leur comportement doit ramener tout le monde à plus d’humilité. Ces variants ont pratiquement remplacé le virus détecté au départ à Wuhan en Chine.  On peut arriver à une situation de multiples variants avec la nécessité d’adapter régulièrement les vaccins pour changer la composition, ce qui voudra dire aussi revacciner régulièrement la population. Les « variants à problème » se transmettent plus rapidement et nous voyons de plus en plus d’enfants et de jeunes chez les cas et plus de sujets de moins de 40 ans qui ont besoin d’hospitalisation dans beaucoup de pays.  Nous voyons déjà en Inde la circulation concomitante du variant B 1.1.7 et des variants locaux tels que le B 1.617, B 1.618 qui semblent expliquer en partie l’accélération de la transmission avec bien entendu les rassemblements religieux en masse et le non-respect des mesures barrières. »