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 L’Organisation mondiale de la Santé tient son assemblée générale, en ligne, du 24 mai au 1er juin 2021. Face à la pandémie COVID-19 « qui a provoqué un tsunami de souffrances », selon les termes du Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, l’urgente nécessité de réformer l’Oms « doit être le cœur, la boussole de notre santé globale » a estimé Emmanuel Macron, le président français. « La priorité doit être de permettre au monde de répondre aux menaces pandémiques le plus rapidement possible », selon Angela Merkel, Chancelière allemande. La Confédération suisse, pays hôte, par la voix d’Alain Berset, Conseiller fédéral (Ministre) en charge de la Santé, a proposé une méthodologie basée sur un diagnostic profond de l’état de la santé mondiale.   

 La Covid-19 a causé la mort de 115.000 médecins et autres membres du corps médical a annoncé Dr Tedros Adhanom, Directeur général de l’OMS qui a tenu à saluer le grand sacrifice du corps soignant « insulté » ici et là. Il a aussi informé qu’il faudrait vacciner au moins 30% de la population dans chaque pays d’ici la fin de l’année. Il a, ainsi, renouvelé son plaidoyer pour une équité dans l’accès aux vaccins notamment pour les pays les moins nantis qui ont besoin de 250 millions de vaccins supplémentaires. Plus de 3,4 millions de vies perdues. Quelque 500 millions d’emplois ont disparu et des milliards de dollars de pertes pour l’économie mondiale, le bilan actuel de la Covid-19 dressé par Antonio Guterres, montre les désastres d’une guerre mondiale contre un virus qui n’a pas encore dit son dernier mot face à l’arrogance de l’Humanité désunie, allant au combat sans une vraie stratégie unitaire d’actions.

Hier, lundi 24 mai, à l’ouverture de l’Assemblée mondiale de la Santé, la communauté internationale qui s’éveille, peu à peu, a reconnu  qu’il fallait réformer l’Organisation mondiale de la santé, la renforcer techniquement, politiquement et financièrement. Les déclarations d’intentions ont encore fusé. «Nous avons besoin de la logique et de l’urgence d’une économie de guerre, pour renforcer la capacité de nos armes », a insisté le Secrétaire Général des Nations-Unies.

« Les réactions nationales à une crise globale ne suffisent pas et nous démontrent la nécessité, et aussi les difficultés, de la coopération multilatérale. C’est notre responsabilité de protéger la santé de toutes et de tous. Et c’est seulement ensemble, et en suivant une approche collective, que nous pourrons y arriver », dira pour sa part Alain Berset et d’interroger les 194 Etats membres : « Comment voulons-nous, par exemple, renforcer le multilatéralisme au service de la santé? Ou quel rôle voulons-nous accorder à l’Organisation mondiale de la santé pour anticiper et faire face aux crises sanitaires globales? ».

Le Ministre suisse propose ainsi trois axes prioritaires pour répondre à ces questions. Premièrement, « réaffirmer le rôle fondamental du multilatéralisme. Plus d’un an après le début de la pandémie, nous avons une occasion unique de le faire ». Deuxième axe prioritaire, « renforcer le rôle de l’Organisation mondiale de la santé. La crise sanitaire globale le démontre clairement: le mandat normatif, technique et opérationnel de l’Oms doit être renforcé. Nous avons besoin d’une Oms forte.

« Et si nous voulons qu’elle se montre efficace lors de crises, nous devons – en tant qu’Etats membres – lui accorder des compétences suffisantes, ainsi qu’un financement prévisible et indépendant – en particulier pour le programme d’urgence sanitaire », a -t-il argumenté. Enfin, « la protection de la santé des populations ». A cet égard,  il a salué le travail indispensable du personnel soignant et son engagement exemplaire. La Suisse soutient, par ailleurs,  l’idée d’un traité sur les pandémies, avec comme objectif de renforcer le rôle de l’Oms et d’assurer une meilleure mise en œuvre du Règlement sanitaire international.

300 millions de Francs suisses et signature d’une coopération avec l’Oms 

Liant les déclarations à la parole, la Suisse,  a annoncé à l’Assemblée générale qu’elle mettait à disposition une enveloppe de 300 millions de Francs suisses. Le parlement devra valider l’enveloppe dès le mois prochain.  La Suisse s’attache à promouvoir un accès équitable aux vaccins, aux tests et aux médicaments dans le monde entier pour combattre durablement la pandémie de Covid-19. Dans cette optique, elle participe activement à l’initiative Covax, dont le but est de garantir une distribution équitable des vaccins contre le Covid-19, et soutient notamment l’initiative visant à accélérer l’accès aux outils de lutte contre le Covid-19 (accélérateur Act). Pendant une pandémie, l’échange rapide et transparent de données épidémiologiques et cliniques revêt une importance cruciale. En marge de l’Assemblée mondiale de la santé, le conseiller fédéral Alain Berset a signé un accord de coopération avec le Directeur Général de l’Oms, Tedros Adhanom Ghebreyesus, s’inscrivant dans le cadre de l’initiative BioHub de l’Oms. En vertu de cet accord, la Suisse met le laboratoire de sécurité biologique de Spiez, rattaché au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et du sport, à la disposition de l’Oms pour conserver des souches de SARS-CoV-2 ou d’autres organismes pathogènes susceptibles de provoquer une épidémie ou une pandémie. Ce faisant, elle contribue à la mise en place d’un système international visant les échanges volontaires de nouveaux organismes pathogènes.