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Dénoncer le Statut de Rome nuit à la justice internationale pour tous

Publié le, 07 février 2017 par M. ADAMA DIENG

 

Par Adama DIENG, Secrétaire général adjoint de l’ONU
et Conseiller spécial pour la prévention du génocide,
ancien Greffier du Tribunal pénal international pour le Rwanda

Le mois de juillet 2017 marquera le quinzième anniversaire de l’entrée en vigueur du Statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale. Son adoption a été précédée de nombreuses années de longs et laborieux efforts diplomatiques menés sur le plan régional et international, qui ont permis de faire admettre l’importance de créer une cour pénale internationale permanente capable de juger les crimes les plus graves : génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le processus qui a conduit à l’entrée en vigueur du Statut en juillet 2002 a été le plus court de toute l’histoire de la ratification de traités, ce qui non seulement témoigne de la volonté de la communauté internationale de combattre l’impunité mais montre également avec force que lorsque l’humanité décide de s’unir au service d’une cause commune, même les obstacles apparemment infranchissables peuvent être surmontés.

        La négociation et l’adoption du Statut de Rome demeurent l’une des plus importantes réalisations du siècle dernier en matière de lutte contre l’impunité. Depuis l’adoption du Statut, plus de la moitié des États de la planète sont devenus membres de la Cour. Trente-quatre États parties sont africains, ce qui constitue le plus grand groupe régional à ce jour.

        La forte acceptation de la Cour en Afrique témoigne à notre avis de l’adhésion inébranlable des États africains aux idéaux et promesses dont le Statut de Rome est porteur. L’Afrique a tout lieu d’être fière de la création de la Cour, considérée à juste titre comme le début d’un nouveau chapitre de la lutte contre l’impunité et un moyen de tenir responsables de leurs actes ceux qui ont trop longtemps méprisé la vie et la dignité de leur population.

 

        La Cour était également envisagée comme une institution destinée à compléter les systèmes judiciaires nationaux. On pensait que la Cour pourrait contribuer de façon positive à la transformation politique, sociale et économique en renforçant l’état de droit et le respect des libertés et droits fondamentaux du peuple africain. Le fait que la plupart des affaires concernant l’Afrique portées devant la Cour l’ont été par des États africains eux-mêmes le confirme. Cinq des dix enquêtes en cours ont été ouvertes à la suite de la saisine de la Cour par les pays africains concernés.

 

 

Par Doudou Diene

Vice President du Conseil Scientifique de l’Institut international de Recherche de Politique de Civilisation d’Edgar Morin

 

(Paris Janvier 2017)-   Que s’est il factuellement passé dans la nuit du 15  au 16 août en Turquie ?

Une partie de l’armée a pris le contrôle des medias, annoncé le renversement du Président  élu démocratiquement, bombardé  avec des missiles le siège  de l’Assemblée Nationale, tiré sur la population civile faisant plus de 200 victimes. Cette tentative de renversement par la force d’un pouvoir légitime, démocratiquement élu, aurait échoué  sur le plan interne du fait de plusieurs facteurs : la résistance populaire, la division des forces armées, la condamnation  unanime par  toutes les formations politiques représentées à l’Assemblée nationale. Le gouvernement Turc a en réaction déclaré l’état d’urgence, procédé à des centaines d’arrestations de militaires et de civiles.

 

La lecture  dominante de cette tentative avérée de coup d’Etat en Europe, tant par les gouvernements que par les medias constitue un indicateur significatif de l’état des rapports de l’Europe au monde et signale une mutation géostratégique profonde dont les conséquences pourraient se révéler globales et non seulement régionales.